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Mère et fille, un roman

Le 3 novembre 2015, 16:05 dans Livres 0

 

 

4ème de couverture : Deux personnalités du monde de la monde, mère et fille. Une histoire d'amour, de possession, d'admiration et d'émancipation. Où la séduction, le désir sont le fil conducteur de la relation, la féminité un héritage.

A travers le destin de deux femmes et le lien si particulier qui les unit, Eliette Abecassis, l'auteur d'"Un heureux événement" interroge dans ce texte à la fois pudique et dérangeant le rapport-fille, la maternité, la transmission.

Mon avis : J'ai été déçue par ce livre. J'ai lu plusieurs ouvrages de cette auteure que j'apprécie beaucoup : "la répudiée", "Qumran", "Mon père", "Un heureux évènement", "Sépharade", "Une affaire conjugale", "Et te voilà permise à tout homme". Je ne retrouve pas son style. 

Lors de la lecture, j'ai eu le sentiment que chaque phrase n'est que la juxtaposition d'adjectifs. Cette technique utilisée tout au long d'une page la rend difficile à lire. Peut-être le thème du livre y est pour beaucoup : raconter la relation d'une mère et de sa fille dans le monde de la mode. On reconnait immédiatement Sonia Rykel et sa fille. Tout ce qui traite de l'universalité de cette relation mère-fille est bien écrit mais dès que l'on arrive à cette relation plus singulière, je n'ai pas réussie à accrocher. Dommage car avec son talent habituel, j'attendais beaucoup de son interprétation de cette relation si intense et souvent si compliquée. Je suis passée à côté de ce livre mais je lirai à nouveau cette auteure.

"La mère attend la fille pendant la grossesse puis la fille attend la mère, qui part le matin et parfois le soir , la laissant seule, dans le manque d'elle -étrange souffrance de l'enfant qui voit sa mère partir, comme si c'était la chose la plus insupportable au monde, comme si plus jamais elle ne devait la revoir : la forme la plus absolue de l'amour."

 "Les femmes sont des chefs d'orchestre qui dirigent des deux mains une multitude d'instruments aux cordes dissonantes, qu'elles tentent de marier pour former une symphonie, et si elles s'arrêtent, si elles baissent les bras, la musique devient assourdissante, et les cordes se mettent à crisser. Aux femmes, le temps n'accorde pas de répit ni de pause; juste le temps d'un soupir."

L'homme qui ment - Marc Lavoine ☺☺☺

Le 30 octobre 2015, 09:36 dans Livres 0

Ce livre m'a été donné mais je souhaitais le lire après avoir entendu beaucoup de bonnes critiques le concernant.

4 ème de couverture : Communiste et charmeur, cégétiste et volage : tel était Lulu, mon père.
Menteur aussi, un peu, beaucoup, passionnément, pour couvrir ses frasques, mais aussi pour rendre la vie plus belle et inattendue.
Lulu avait toujours une grève à organiser ou des affiches à placarder.
La nuit venue, il nous embrigadait, ma mère, mon frère et moi, et nous l’aurions suivi au bout du monde en trimballant nos seaux de colle et nos pinceaux.
Il nous faisait partager ses rêves, nous étions unis, nous étions heureux.
Évidemment, un jour, les lendemains qui chantent se sont réduits à l’achat d’une nouvelle voiture et Che Guevara a fini imprimé sur un tee-shirt.
Le clan allait-il survivre à l’érosion de son idéal et aux aventures amoureuses que Lulu avait de plus en plus de mal à cacher ?
Collègues, voisines, amies ; brunes, blondes, rousses : ses goûts étaient éclectiques.
Lulu était très ouvert d’esprit.
Sans nous en rendre compte, nous avions dansé sur un volcan.
L’éruption était inévitable.

Mon avis : Lorsque j'ai débuté la lecture, j'ai été destabilisée par le style presque parlé. Tout au long du livre, il y a régulièrement un dialogue entre l'auteur et son père décédé. Ce parlé un peu titi parisien, qui au début m'a étonné m'a en fait permis de rentrer plus facilement dans le livre. Ce parlé vrai, sans fioriture, nous inspire de la sincérité de la part de l'auteur. Et dès que l'on se trouve dans ce registre alors on découvre une époque, un milieu et ça marche, on rentre dedans et effectivement on apprécie ce livre à la fois simple mais également très généreux. Il n'y a pas d'esbrouffe, pas de faux-semblant. Au début, je redoutais le livre du people qui revient sur son enfance et là je n'ai lu que le livre d'un homme qui parle d'amour, de filiation, du rapport à l'autre, de souffrance également . Un bon livre que je recommande.

"Je grandissais et je devais faire semblant avec ceux que j'aimais le plus au monde, mon père que je devais protéger de mon regard pour qu'il ne se sente pas trop coupable, pour ne pas lui renvoyer le reflet de ma déception ou de ma détresse, et ma mère que je devais convaincre de ne pas s'enfermer dans sa solitude, dans ce châle de tristesse qui parfois la recouvrait comme le linceul des amours perdues."

"Ah! Lulu , tu avais tout , un avenir , la possibilité de devenir Kiné , et Vlan la guerre d'Algérie est venue. Tu en est revenu complétement déboussolé, ton union avec Michou , la naissance de ton deuxième enfant , tout est bouleversé dans ta vie, alors tu deviens infidèle , tu passes ton temps a trousser tous les femmes qui passent , seuls la politique et le syndicat t'intéresse , ce qui engendre beaucoup d'amis et amies , donc beaucoup de femmes désirables même temporairement ."

 

Exposition Elisabeth Vigée Le Brun - Grand Palais - Paris

Le 29 octobre 2015, 16:37 dans Culture 0

Je suis allée à une exposition au Grand Palais : Elisabeth Louise Vigée Le Brun qui était une grande portraitiste.

Elle est surtout connue pour avoir été le peintre officiel de la Reine Marie- Antoinette.

L'exposition a lieu sur 2 étages. Au rez-de-chaussée, les toiles sont exposées sur un fond bleu. Sur ce niveau sont présentés entre autre : la famille de l'artiste, les portraits de la famille royale et de la cour, l'enfance et la maternité...

Le 1er étage est consacré à son exil après la révolution. Les toiles sont sublimées sur la dernière partie par des murs rouges. Le style s'affirme. On découvre par l'évolution rapide de la société par les tenues très différentes de celles vues auparavant. Il y a un travail magnifique des drapés et des velours. Les femmes sont vraiment belles sous son pinceau.

Cette exposition est très accessible pour des enfants (à condition de les faire passer devant).

Seul petit inconvénient ce sont les notices explicatives qui sont ton sur ton donc si vous voulez les lire, vous devez vous coller au mur et gener les personnes qui regardent les tableaux.

Pour information, l'exposition a lieu jusqu'au 11 janvier 2016.

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